Ophélie Meunier (ancienne de l’école, promo 2014) est venue à l’ESJ Paris

« En 2026, réduire une présentatrice à son apparence ? Hors sujet. Être journaliste, c’est un boulot de malade ! »

Elle en a profité pour remettre quelques idées en place, et partager avec une vraie générosité ses conseils à nos futurs journalistes, sur la manière de construire leur carrière. « Donnez-vous à un milliard de % ! » était son message principal pendant une heure.

Face à une jeune génération qu’elle juge parfois « en manque d’énergie, de motivation », elle rappelle ce que demande vraiment ce métier : l’intensité, la curiosité, la créativité, et le travail. « À M6 ou à RTL, quand on reçoit des jeunes journalistes ou stagiaires, ce qui nous frappe souvent, c’est un manque colossal d’énergie et de dévouement. Ils viennent nous voir en demandant s’ils pourront partir à 17h ou 17h30… Ça ne peut pas marcher. À ce stade de votre vie, vous n’avez que VOUS à penser : donnez-vous à un milliard de %. Bossez, bossez, c’est comme ça que vous y arriverez au début surtout. » Elle raconte ses propres débuts, sans filtre : « Je dormais 4 heures par nuit, je bossais 16 heures par jour. Pendant cinq ans, je n’ai pas pris un jour de vacances. Et c’était la meilleure période de ma vie. »

Consciente de l’admiration qu’elle suscite chez nos jeunes promotions dans la salle, Ophélie reste directe mais accessible, et n’hésite pas à challenger les étudiants : « Les questions courtes sont les meilleures ! », « Lâche tes fiches », « Je sais que c’est pas facile, je suis à ta place souvent », « On peut encourager Lola ! », « Est-ce que tu penses que ta question est bonne ? Sérieusement ?! »

Une alumni modèle d’ambition et de détermination : « Il faut avoir de l’ambition pour soi en tant que femme, en tant que mère, en tant que journaliste. Moi, j’ai l’ambition d’être à 100% dans tout. Et je l’assume. »

Elle termine par une confidence : « Trouver pleinement sa place, ça prend une vie. Mais je n’ai jamais douté que j’étais là où il fallait. ». Avec un nouveau défi dans le viseur qui l’attend en juin prochain : elle présentera la Coupe du Monde 2026. « Ça va au-delà de mes rêves. Mais je ne suis pas là par hasard. Sans le savoir, mes 12 dernières années de travail m’ont préparée à ça. »  

Son dernier encouragement : « Rêvez. Rêvez grand. Accrochez‑vous : tout est possible ! »

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